Qu'est-ce que l'assurance-vie et comment choisir son contrat ?
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Qu'est-ce que l'assurance-vie et comment choisir son contrat ?

Qu'est-ce que l'assurance-vie et comment choisir son contrat ?

Qu'est ce que l'assurance-vie ? 

Moyen d’épargne préféré des Français, un contrat d’assurance-vie permet à son souscripteur d’épargner son capital en bénéficiant de conditions avantageuses en termes de fiscalité et de transmission.

L’assurance-vie en France, c’est plus de 1 700 milliards d’euros regroupés autour de plusieurs acteurs :

1) L’assureur. Compagnies d’assurance, banques, courtiers, mutuelles ou sites Internet proposent des contrats d’assurance-vie. L’assureur t’accompagnera tout au long de la durée de ton contrat d’assurance-vie.

2) Le souscripteur, ou adhérent. Il choisit d’ouvrir son contrat auprès de l’assureur et détermine ses conditions ainsi que ses bénéficiaires. Les primes qu’il verse constituent son épargne en alimentant son contrat.

3) L’assuré. Souvent assimilé au souscripteur du contrat, l’assuré est la personne par laquelle le paiement ou la transmission du capital du contrat d’assurance-vie sera déclenchée.

4) Le bénéficiaire, soit la personne désignée par l’assuré pour recevoir le capital épargné.

Comment fonctionne un contrat d'assurance-vie ?

On peut séparer les contrats d’assurance-vie en deux parties : les contrats en cas de vie, et les contrats en cas de décès.

  • Dans le premier cas, l’assuré opte pour le versement de son capital à la fin de son contrat, et peut éventuellement recevoir une rente tout au long de ce dernier. Le contrat est alors davantage assimilé à un placement, et l’on parle de rachat lorsqu’il décide d’y mettre fin.
  • Dans le second cas, le capital est reversé dès le décès de l’assuré aux bénéficiaires qu’il avait indiqués dans son contrat. Il s’agit donc davantage d’une garantie pour les proches de l’assuré.

Le versement de primes : investir dans son contrat d’assurance-vie

Le souscripteur dispose de plusieurs solutions pour alimenter son contrat d’assurance-vie, en versant ce que l’on appelle des primes. Elles peuvent être de différentes natures :

  • Uniques. L’assuré s’engage à verser une seule et unique cotisation lors de la souscription à son contrat d’assurance-vie.
  • Périodiques et fixes. Dans ce cas-là, il s’engage à verser une cotisation mensuelle, trimestrielle ou annuelle pour d’alimenter son contrat (avec la possibilité de versements complémentaires).
  • Par versements libres. Dans cet ultime cas, le souscripteur peut décider d’alimenter son contrat quand il le souhaite, avec toutefois un montant minimal exigé dans la majorité des cas, avoisinant les 100€.

Ces primes versées progressivement ou non constituent donc le capital du souscripteur, qui sera amené à fructifier au sein de son contrat d’assurance-vie pour gagner des intérêts. C’est ainsi que l’épargne se constitue au sein du contrat.

Les différents supports sur lesquels placer son épargne

L’épargne accumulée sous formes de primes versées par le souscripteur aura un taux de rémunération différent en fonction du support sur lequel il décide d’investir. Il existe trois supports différents :

1) Les fonds en euros. Plébiscités car sécurisants et simples, il permettent au souscripteur de gagner tous les ans des intérêts sur sa mise initiale : c’est l’effet cliquet. Ce support offre une garantie complète du capital (hors frais de gestion) ainsi qu’une disponibilité de ses capitaux. Ce n’est cependant pas le support qui rapporte le plus.

2) Les fonds en unités de compte. Ce sont des supports d’investissement majoritairement sous forme d’actions, d’obligations ou de parts d’OPCVM ou de FIA (autres fonds d’investissement collectifs que les OPCVM).

Le capital du souscripteur est ainsi conféré à l’assureur dans le but d’investir dans certains produits, mais qui peuvent rapporter davantage. Il place donc les fonds comme il le souhaite mais selon tes préférences, en diversifiant les actifs afin d’obtenir une rentabilité maximale.

3) Enfin, le système multi-supports. Il s’agit d’une forme de placements hybrides, où le capital de l’assuré est placé à la fois dans des fonds en euros, mais également dans des fonds en unités de compte.

Il est tout à fait possible de modifier le support choisi, toutefois certaines compagnies d’assurances ont leurs conditions. Chez bon nombre d’entre-elles, un transfert d’une épargne en euros vers un contrat en unités de compte/multi-supports par exemple requiert de rester chez le même organisme.

Au sein de ces différents supports, il existe néanmoins de nombreux produits avec lesquels tu peux construire ton contrat. Ces conditions de placement sont toutefois à déterminer avec ton conseiller avant la souscription, mais sache qu’en tant que souscripteur, tu es libre de choisir les produits de ton choix.

Voici deux exemples de produits d’assurance-vie sur lesquels tu peux te pencher :

  • Le contrat euro-croissance. Créé 2014, il t’encourage à investir dans des supports diversifiés visant à impulser l’économie française et ses entreprises. Sa spécificité est qu’il offre une garantie sur le capital investi uniquement 8 ans après l’ouverture, ce qu’il fait qu’il se situe à mi-chemin entre les fonds en euros et les unités de compte. Son rendement est donc plus élevé qu’un contrat euros classique (1.5% par an environ), dans la mesure où ses intérêts seront générés plus tardivement.

  • Le contrat vie-génération. Depuis 2014 également, il encourage les Français à réorienter leur épargne vers l’économie sociale et solidaire, ainsi que vers les sociétés non cotées en bourse. Il n’octroie aucune garantie en capital, et ton contrat devra comprendre ce produit au moins à hauteur de 1/3 (le reste pouvant être investi librement).

Comment ouvrir un contrat d'assurance-vie ? 

Il est de nos jours relativement simple de souscrire à un contrat d’assurance-vie : l’offre est importante et les acteurs nombreux. Pour ouvrir ton contrat, tu devras fournir les documents suivants : pièce d’identité, justificatif de domicile de moins de 3 mois, ainsi que différents documents attestant de la validité de l’origine de tes fonds (fiche de paye ou avis d’imposition par exemple). Tu devras également te prémunir de ton bulletin de souscription, dans lequel tu indiqueras le montant de ton premier versement, le type de support que tu auras choisi, ou encore les bénéficiaires de ton contrat.

Pour bien être fixé sur les modalités et conditions de l’ouverture d’un contrat d’assurance-vie, nous te conseillons de fixer un rendez-vous chez l’assureur de ton choix, afin qu’il mette tout cela au clair avec toi.

Sache que ton contrat d’assurance-vie sera officiellement ouvert dès ton premier versement, et que tu disposes d’un délai de renonciation/rétractation d’un mois.

Les différents frais autour d’un contrat d’assurance-vie

Il existe 4 types de frais que tu seras amené à rencontrer si tu ouvres un contrat d’assurance-vie :

1) Les frais de dossier. Ils sont négociables et payés lors de la souscription.

2) Les frais d’entrée. Ces frais sont prélevés à chaque fois que tu injecteras des capitaux dans ton contrat d’assurance-vie. Ils peuvent être forfaitaires ou proportionnels au montant que tu ajouteras, en fonction des conditions que tu auras fixées avec ton assureur.

Certains organismes d’assurance-vie mettent en place ponctuellement des promotions, où par exemple les frais d’entrées tombent à 0%. Ce fut par exemple le cas de LCL au cours du mois de juin 2020.

3) Les frais de gestion. Également négociables, ils seront prélevés tout au long de ton contrat.

4) Les frais d’arbitrage. Ces derniers seront prélevés si tu décides de transférer tes capitaux au sein de ton contrat et de les octroyer à un autre produit, d’une unité de compte à une autre par exemple.

Pourquoi souscrire à un contrat d'assurance-vie ?

Un contrat d’assurance-vie représente un moyen d’épargner fiable et avantageux. Accompagné et conseillé par ton assureur, tu as entièrement le choix de placer tes capitaux comme tu le souhaites pour valoriser au mieux ton épargne.

Une fiscalité intéressante

En plus de cette liberté d’épargne, c’est en termes de fiscalité et de transmission qu’un contrat d’assurance-vie s’avère intéressant. Tout d’abord, sache que tu ne sera pas taxé sur tes versements ni sur les intérêts générés tant que ton capital demeurera dans ton contrat d’assurance-vie. En effet, si tu souhaites racheter une partie de ton contrat (c'est-à-dire sortir une partie ou l’intégralité de ton capital de ton contrat d’assurance-vie et effectuer un virement vers ton compte courant), tu seras imposé sur les intérêts que tu auras générés, aussi appelés plus-values.

Mais ce système de fiscalité change dès l’instant où ton contrat atteint 8 ans d’ancienneté. A partir de là, tu pourras bénéficier d’un abattement fiscal de 4 600€ maximum de l’impôt sur le revenu (ou de 9 200€ si tu es marié ou pacsé), ou d’un prélèvement libératoire au taux réduit de 7.5% maximum. En d’autres termes, un contrat d’assurance-vie te permettra de placer ton capital et, à partir d’un certain moment, d’être bien moins imposé sur les intérêts qu’il génèrera.

  • Il est donc dans ton intérêt d’ouvrir un contrat d’assurance-vie relativement tôt, même si tes versements de primes (périodiques ou non) sont faibles, afin de bénéficier de l’optimisation fiscale qu’il promet 8 ans après son ouverture.

L’optimisation de la transmission du patrimoine financier

Ensuite, un contrat d’assurance-vie est également intéressant lorsqu’on en vient à la transmission de ton patrimoine financier. En effet, dans le cas d’un contrat décès par exemple, le capital sera versé hors de la succession (il n’y aura donc aucun droit de succession dessus) et transmis sans imposition.

  • Il est d’ailleurs obligatoire depuis 2017 pour les assureurs de rechercher tous les bénéficiaires de contrats d’assurance-vie inactifs ou non réclamés. De plus, le site internet Ciclade ainsi que l’Association pour la Gestion des Informations sur le Risque en Assurance (AGIRA) permettent de rechercher des informations sur tout contrat tenu par les banques et la Caisse des dépôts et consignations, dans le cas où une personne penserait être bénéficiaire d’un contrat d’assurance-vie suite à un décès.

Le rachat d’un contrat d’assurance-vie

Contrairement aux idées reçues, l’assurance-vie n’est pas un moyen d’épargne cloisonné, bloqué. Même s’il est donc intéressant fiscalement d’attendre 8 ans d’ancienneté avant de racheter une part ou la totalité de son contrat, il est tout à fait possible de le faire auparavant.

  • En effet, si tu décides de racheter une partie ou la totalité de ton contrat avant 8 ans d’ancienneté, les intérêts/plus-values générés te seront taxées à hauteur de 30%. Les rachats total ou partiel sont de plus soumis aux prélèvements sociaux.

Tu peux également demander à ton assureur une avance, c'est-à-dire un prêt indexé sur le capital de ton contrat d’assurance-vie, sur lequel un taux d’intérêt sera fixé.

Enfin, dans certains cas, les produits d’assurance-vie rachetés sont exonérés d’impôt sur le revenu pour le souscripteur du contrat ainsi que son époux/épouse ou concubin/concubine dans le cadre d’un PACS. C’est le cas lors d’un licenciement, d’une mise à la retraite anticipée, d’une invalidité (handicap de catégorie 2 ou 3), ou encore d’une liquidation judiciaire.

 

Ainsi, l’assurance-vie t’octroie un cadre avantageux pour valoriser ton épargne et générer des revenus sur lesquels la fiscalité est bénéfique, tout en optimisant la transmission de ton patrimoine financier. C’est une façon d’épargner populaire avec laquelle tu pourras contrôler ton épargne en sécurité et investir avec un degré d’incertitude de ton choix.