Comment épargner en école de commerce ?
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Comment épargner en école de commerce ?

Comment épargner en école de commerce ?

Le financement des frais de scolarité et de la vie étudiante, par les prêts et les bourses, est une priorité pour les étudiants en école de commerce. Cependant, il ne faut pas oublier une dimension importante de la finance personnelle en école : l’épargne. En effet, les premiers stages et CDD effectués en première année d’école de commerce ou en césure sont l’occasion d’une première source de revenus. Laisser son salaire de stage sur son compte courant constitue un manque à gagner important et surtout une mauvaise habitude à ne pas prendre.

Nous te proposons dans cet article d’établir avec toi des stratégies de placement, selon tes projets, ton appétence au risque et la fiscalité. 


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Placements sans risques et disponibles : les livrets d’épargne 

Si tu n’as pas encore de projets bien définis et que tu souhaites placer tes revenus de telle sorte à ce qu’ils soient mobilisables rapidement, investis dans les livrets d’épargne ! Il est conseillé de s'y constituer une trésorerie correspondant à 6 mois de dépenses courantes, de quoi faire face à d'éventuels coups durs. 

Le livret jeune 

Le livret jeune est à privilégier pour le premier choix des livrets d’épargne. Sa rémunération, non imposable, est en effet la plus intéressante avec des taux évoluant entre 0,75% et 2% selon les banques Le livret jeune est plafonné à 1 600€ (hors rémunérations perçues) et ne peut être conservé au-delà de 25 ans. A noter également qu’il est impossible d’ouvrir un deuxième livret jeune quel que soit la banque. 

Ci-dessous un comparatif des livrets jeunes selon les banques :

Banque

Taux en date du 1er janvier 2020

HSBC

                            2%

AXA Banque

                                       2%

BRED

1,5%

Monabanq

1,5%

Crédit du Nord

1,35%

Crédit Mutuel

1,35%

CIC

1,35%

Hello Bank!

1,25%

BNP Paribas

1,25%

LCL

1,25%

La Banque Postale

1%

Société Générale

1%

Crédit Agricole

0,75%



Le livret d’épargne populaire  

Si tu as atteint le plafond du livret jeune, tu peux d’abord regarder si tu es éligible au livret d’épargne populaire (LEP). L’éligibilité au LEP dépend du revenu fiscal de référence affiché sur l’avis d’imposition de l’année précédente. Ce seuil est de 19 977€ en 2020.

Si tes revenus de stage, d’alternance ou de CDD sont inférieurs à ce montant annuel, alors tu peux ouvrir ce livret d’épargne populaire. Le taux rémunérateur est directement indexé sur le taux du livret A augmenté de 0,5%, soit 1% depuis le 1er février 2020. Son plafond est fixé à 7 700€.

Le livret A

Si tu n’es pas éligible au livret d’épargne populaire ou si tu as atteint le plafond établi de celui-ci, alors place tes revenus dans le traditionnel livret A ! Celui-ci est conventionnellement moins rémunérateur que le livret jeune mais reste très pratique si tu as besoin de mobiliser des ressources financières rapidement. Le livret A est plafonné à 22 950€ et il est également interdit d’en posséder plusieurs. Le taux rémunérateur standardisé de ce livret d’épargne est de 0,5% depuis la réforme de Bruno Le Maire en février 2020 (précédemment 0,75%). 

Ce taux est en revanche inférieur à l'inflation. Cela signifie que si tu gagnes de l'argent en termes absolus, ce n'est pas le cas en relatif. 100€ placés un an sur le livret A vaudront 100,5€ une année plus tard alors même que le taux d'inflation est supérieur (1,1% en 2019).

Le livret de développement durable et solidaire

Le livret de développement durable et solidaire est complémentaire du livret A. Son plafond est un peu plus bas puisque fixé à 7 700€, mais son taux rémunérateur est également de 0,5%. Il est aussi impossible d’ouvrir plus d’un livret de développement durable et solidaire.

L’avantage que comporte ce livret est que tous les fonds placés servent à financer des petites et moyennes entreprises et l’économie sociale et solidaire. Si tu veux contribuer au financement de l’ESS alors ce livret d’épargne te donne l’opportunité de le faire ! 

L’investissement socialement responsable (ISR) est en effet parfois trop coûteux pour des étudiants et le LDDS se place ainsi comme une alternative abordable.

Le compte sur livret 

Le compte sur livret (CSL) fonctionne différemment des autres livrets d’épargne dans la mesure où les taux rémunérateurs sont fixés par la banque et les intérêts sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU ou « flat tax ») de 30%. L’option du compte sur livret est à sélectionner seulement si tu as déjà atteint le plafond des livrets précédents, puisqu’il est moins avantageux sur le long terme. L’avantage du compte sur livret est l’absence de plafond et la disponibilité immédiate des fonds.

Ces comptes sur livret font l’objet d’une promotion importante des banques mais tu dois prendre tes précautions car certains placements ne sont pas si rémunérateurs qu’il n’y paraît : c’est ce que l’on appelle les offres « harpons ». En effet, les taux sont attractifs pendant les deux ou trois premiers mois (souvent autour de 4%) puis descendent à des taux plus bas (1%), les intérêts toujours soumis au PFU. Si tu es motivé tu peux ouvrir un CSL dans une banque pour profiter de la promotion avant de solder le compte mais il faut prendre en compte la longueur des démarches administratives… 


Placements avec risques faibles pour un financement de projet à long terme 

Si tu souhaites investir pour le long terme, que ce soit pour mettre de l’argent de côté sur la durée ou pour préparer le financement d’un logement par exemple, alors certaines enveloppes fiscales peuvent être plus adaptées que les livrets d’épargne.

Le plan d’épargne logement 

Si tu penses déjà à l'acquisition de ton logement après tes études, le plan d’épargne logement (PEL) est prévu pour cela. Il permet d’épargner pendant 10 ans, de bénéficier d’un taux de 1% avant impôts sur 15 ans et d’obtenir des prêts à taux privilégiés pour l’acquisition d’un logement. Le taux d’emprunt garanti par le PEL est fixé à 2,20% depuis 2016 et le montant maximum du prêt est fixé à 92 000€ sur 2 à 15 ans. Tu peux emprunter à partir de la fin de la 3ème année après l’ouverture du PEL.

Certaines conditions de versement et d’alimentation du compte sont nécessaires mais pas insurmontables : d’abord un versement initial de 225€ à l’ouverture du compte puis 540€ par an pendant 10 ans maximum (soit 45€ par mois, soit 135€ par trimestre, soit 270€ par semestre selon le contrat).

Le retrait de fonds n’est pas souhaitable avant 4 ans puisqu’il entraîne une fermeture immédiate du PEL et possiblement des pénalités (intérêts recalculés au taux du Compte épargne logement de 0,25% et perte des droits aux prêts garantis).

Le plafond du PEL est fixé à 61 200€ et tu ne peux pas en ouvrir plusieurs. Le PFU (prélèvement forfaitaire unique) de 30% s’applique sur les intérêts perçus.

Attention : en tant qu'étudiant en école de commerce, tu disposeras assez rapidement de possibilités d'acquisition de ton logement. Il ne faut donc pas tarder à ouvrir un tel compte si tu entends utiliser ce dispositif qui engage sur le long terme. Le faire après la fin de ses études, présente un intérêt très limité. 

Le compte épargne logement

Tous dans la perspective de l’acquisition d’un logement et dans la lignée du PEL, tu peux aussi ouvrir un compte d’épargne logement (CEL), obligatoirement dans la même banque. Les conditions de versement sont plus souples mais les taux avant impôts (0,25%) sont moins avantageux que ceux du PEL. Au bout de 18 mois après l’ouverture du CEL, tu peux accéder aux prêts garantis entre 2 et 15 ans à hauteur de 23 000€ (sauf si tu as déjà ouvert un PEL auquel cas le montant maximum de l’emprunt n’est pas cumulable : il reste à 92 000€).

En effet, si 300€ à l’ouverture du CEL sont requis, seulement 75€ au total sont nécessaires par la suite. De même le PFU de 30% s’applique sur les intérêts.

Le plafond du CEL est de 15 300€ en 2020, moins élevé donc que celui de PEL, mais l’avantage est que tu peux retirer tes fonds librement (en laissant au minimum 300€ sur le CEL). Si tu n’es pas sûr de pouvoir tenir les engagements de versement prévus par le PEL, alors l’option du CEL est à privilégier.

L’assurance vie 

L’assurance vie permet également d’épargner sur le moyen et long terme pour l’acquisition d’un logement ou pour d’autres projets.

Les conditions dépendent fortement du contrat d’assurance vie. L’objectif est de verser une cotisation qui sera placée sur des fonds en euros, en unités de compte ou hybrides selon ton profil de risque. Les placements les plus rémunérateurs sont nécessairement les plus risqués.

Le contrat d’assurance vie te permet de bénéficier d’une liberté d’épargne et d’une fiscalité intéressante. En effet, aucune taxe ne sera prélevée sur les versements et intérêts perçus dans le cadre de l’assurance vie. C’est seulement si tu souhaites retirer le capital que les plus-values seront imposées.

Ce système de fiscalité change 8 ans après l’ouverture du contrat d’assurance vie avec un abattement fiscal important et une diminution des prélèvements en cas de retrait des fonds. Ainsi, si tu n’as pas d’investissements importants prévus à court moyen terme, tu peux signer un contrat d’assurance vie pour faire courir l’échéance de 8 ans assez tôt.

L’assurance coïncide donc avec l’idée d’une préservation du patrimoine, mais qui n’est pas forcément pertinente pour un étudiant qui devra réaliser des investissements importants dans un futur proche. 

Si tu veux plus d’informations sur l’assurance vie, nous t’invitons à consulter un de nos articles qui te précise tous les détails. 

Autres placements 

D’autres placements existent dans une perspective de long terme mais présentent un intérêt limité pour un étudiant qui touche ses premiers salaires de stage en première année d’école de commerce et en césure.

Les comptes à terme sont un compte d’épargne offrant des taux d’intérêt intéressants sur une durée définie par l’établissement bancaire, sous condition de laisser les fonds indisponibles tout au long de cette durée. Il existe des comptes à terme à taux fixe, progressif et variable.

Les inconvénients du compte à terme sont le montant important à apporter à l’ouverture, la durée assez longue pendant laquelle les fonds sont bloqués (souvent supérieure à 2 ans) et le régime fiscal (intérêt perçus soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux), a contrario des livrets d’épargnes classiques. 

Le plan d’épargne retraite, tout nouveau produit d’épargne, se décline en trois branches : le PER individuel, le PER d’entreprise collectif et le PER d’entreprise obligatoire. Seul le PER individuel peut être intéressant dans le cadre de stages, d’alternance et de CDD.

Le PER individuel est un produit d’épargne à long terme qui permet de constituer un capital pour sa retraite ou pour des projets d’investissements importants. Il octroie des avantages fiscaux intéressants mais le déblocage des fonds est très difficile à mettre en œuvre. Ce produit d’épargne peut donner lieu soit à l’ouverture d’un compte titres (PER individuel d’investissement) soit à l’adhésion à un contrat d’assurance vie (PER individuel d’assurance). Dans les deux cas, les fonds sont gérés par une société habilitée à faire du conseil en investissement.

Cependant, de même que pour l’assurance vie, il n’est pas forcément pertinent de bloquer immédiatement des fonds pour ta retraite : tu as le temps de progresser dans ta carrière et de voir tes revenus augmenter avant de commencer à cotiser réellement. 


Placements risqués pour viser une rentabilité élevée 

Si tu as le goût du risque et que tu souhaites placer une partie de tes revenus dans des produits à forte rentabilité, nous te présentons deux enveloppes fiscales adaptées.

Le plan d’épargne en actions 

Le plan d’épargne en actions (PEA) est un produit d’épargne qui te permet de gérer un portefeuille d’actions européennes. Il existe les PEA classiques (bancaire et assurance) et le PEA spécialisés dans les titres des PME (petites et moyennes entreprises) et ETI (entreprises de taille intermédiaire). Le grand avantage du PEA est l’exonération d’impôts sous conditions. Tu peux ouvrir 2 PEA maximum : un classique et un dédié aux PME-ETI.

Le PEA classique bancaire te permet d’investir dans des actions d’entreprises européennes avec un plafond de versement maximum de 150 000€. Les versements sont effectués en numéraire et tu peux alors acheter les titres qui t’intéressent parmi des actions, parts de SARL, OPCVM et Sicav. A noter qu’il n’y a pas de versement minimum à l’ouverture d’un PEA.

Les règles d’imposition ont été assouplies en 2019. Désormais, avant 5 ans, tout retrait entraîne la fermeture du PEA et les gains nets sont imposés au taux de 12,8%. Ce n’est qu’après 5 ans que les retraits ne sont plus imposés. Les plus-values du PEA sans retrait restent soumis aux prélèvements sociaux (17,20%) contrairement aux dividendes perçus.

En tant qu’étudiant, tu peux avoir intérêt à ouvrir simplement un PEA (un versement de n’importe quel montant suffit) pour commence à faire écouler les 5 ans à l’issue desquels les retraits ne seront plus imposés. 

Le PEA classique assurance est formé d’un contrat de capitalisation en unités de compte (Sicav, FCP) souscrit auprès d’une compagnie d’assurance. Il ressemble à un contrat d’assurance vie. Les règles d’imposition et de prélèvements restent les mêmes que pour le PEA classique bancaire. 

L’avantage du PEA assurance est que les plus-values obtenues en attente de réinvestissement sont placées sur un fonds monétaire rémunéré a contrario du compte-espèces du PEA bancaire. En outre l’épargne est plus disponible sur un PEA assurance car tu peux demander une avance à ta compagnie d’assurance. Cependant, les frais de gestion du PEA assurance sont plus importants (0,6% à 1%) contre 0,1% pour le PEA bancaire. 

Le PEA-PME, cumulable avec l’un des deux PEA ci-dessus, fonctionne comme le PEA bancaire classique même si le plafond est plus élevé. Son plafond atteint en effet 225 000€.

Dans le cadre du PMA-PME, tu peux investir dans des actions de sociétés d’investissement, OPCVM ou Sicav dont le capital est constitué de plus 75% de titres d’ETI. Ces titres doivent être composés d’un minimum de 67% d’actions, parts sociales, certificats d’investissement ou obligations convertibles. Ce PEA est donc plus contraignant en matière de choix.

Si tu veux des stratégies d’investissement en bourse pour pouvoir alimenter ton PEA en autonomie, nous te proposons de lire notre article sur les investissements en bourse.

Les comptes-titres 

Si tu souhaites prendre davantage de risques et investir dans des produits financiers pour une rentabilité élevée, alors tu peux ouvrir un compte-titre. L’avantage du compte-titre est que tu n’es pas limité à des seules actions d’entreprises européennes et fonds communs de placement comme sur un PEA. Le compte-titre peut donc s’adresser à des passionnés des marchés financiers et des mécanismes boursiers : actions, obligations, warrants, trackers…sur les marchés du monde entier. Tu peux lire dans cet article différents produits financiers sur lesquels tu peux investir.

En outre le compte-titre est directement rattaché à ton compte courant et les plus-values ne restent donc pas bloquées comme sur un PEA. Il n’existe pas de plafond de versement et tu peux ouvrir autant de comptes-titres que tu le souhaites. 

Cependant, les dividendes, coupons et plus-values sont imposables à 30% au prélèvement forfaitaire unique (PFU). Un versement minimum est en général requis selon les banques mais il est très faible (20€ en moyenne).


Diversifier ses placements pour répondre à un besoin d’épargne et de liquidités 

Le secret d’une bonne gestion de sa finance personnelle reste toutefois la diversification de tes enveloppes fiscales selon tes objectifs.

Il faut veiller à disposer d’un certain montant de disponibilités (compte-courant, livret A) pour répondre à des besoins de liquidités de la vie courante (alimentation, loyer, vacances…). Cependant, tu peux déjà réfléchir à épargner pour l’acquisition future d’un logement, d’une voiture ou un autre investissement grâce à tes salaires de stage. La fiscalité est certes un facteur important mais qui ne doit pas te faire dévier de tes objectifs d’investissement. 

Tu peux prendre des risques car tu es encore jeune et investir en Bourse, toujours en mesurant les risques et en bénéficiant de conseils d’investisseurs chevronnés, constitue le meilleur placement à très long terme, avec un gain annuel de 9% en moyenne depuis 1871, ramené à 6% corrigé de l'inflation. 

Les informations contenues dans cet article ne constituent en aucun cas une recommandation ou un conseil adapté à une situation patrimoniale personnelle. La société éditrice du site Bearny.com, n’est aucunement responsable de l’utilisation par ses lecteurs des informations ici fournies.